TOP 10 : les meilleurs films de 2015

En cette journée du 31 décembre, la tradition est aux bilans. Cette année 2015 a encore été forte en découvertes cinématographiques, mais surtout en émotions : peur, tristesse, dégoût, joie et colère ont envahi les écrans, et pas seulement dans le dernier chef-d’oeuvre des studios Pixar. Dans ce Top 10 personnel et totalement subjectif, l’émotion qui prévaut est celle de l’admiration pour un cinéma de qualité toujours plus exhaustif, allant du dessin animé au film à Oscars, en passant par le documentaire et le film intimiste.


American Sniper1. American Sniper, de Clint Eastwood
: « Ce qu’il y a de révoltant dans la guerre, c’est qu’elle prive l’homme de son combat individuel ». Cette phrase tirée de Jules et Jim illustre parfaitement le destin de Chris Kyle, ce sniper qui se voit dans l’impossibilité de construire une vie de famille depuis son départ en Irak. Ambivalent, complexe, brutal, American Sniper se montre capable de secouer l’opinion publique et marque surtout, après quelques petits films sans ampleur, le retour du grand Clint Eastwood.


Vice-Versa2.
 Vice-Versa, de Pete Docter : Destiné aux petits comme aux grands, mélancolique et burlesque, sans oublier d’être crédible et admirablement construit, Vice-versa est sûrement le plus grand film d’animation sur la fin de l’enfance depuis Le Voyage de Chihiro. Par son imagination débordante, ses univers enchanteurs et une justesse dans l’émotion, Pete Docter prouve une nouvelle fois, après Monstres et cie et Là-haut, qu’il est le meilleur réalisateur des studios. Pixar au sommet.

 

Mon Roi 3. Mon Roi, de Maïwenn : Après Polisse, la fureur de Maïwenn venait à nous manquer. Dans cette histoire d’amour destructrice, qui ressemble bien plus à la vie qu’au cinéma, la réalisatrice laisse éclater toute son effervescence et nous attrape au cœur pour ne plus nous lâcher. Ce film à la fois doux, cruel, passionné et chaotique paraît indigeste pour certains, mais virtuose pour d’autres. Mon Roi ne laisse, en tout cas, personne indifférent.

 

Amy4. Amy, d’Asif Kapadia : Un documentaire furieusement satirique, où Asif Kapadia, au-delà de rendre hommage à l’une des plus grandes chanteuses du XXIe siècle, montre l’effet dévastateur de l’omniprésence des images. Objet scrutateur, envahissant, intrusif, la caméra entre par effraction dans la vie privée comme professionnelle d’Amy Winehouse pour la suivre jusqu’à son dernier souffle. Un regard sans concession sur notre époque, où l’image finit par nous dévorer vivants.

 

Trois souvenirs de ma jeunesse5. Trois souvenirs de ma jeunesse, d’Arnaud Desplechin : Dans ce Desplechin plus truffaldien que jamais, le destin de deux jeunes gens, incarnés par les remarquables Quentin Dolmaire et Lou Roy Lecollinet, vient enflammer l’écran. Trois souvenirs de ma jeunesse nous fait retomber en adolescence, où les premiers émois avaient des airs de grande passion et où la passion elle-même se voulait romanesque. Un film qui donne envie d’être amoureux de l’amour.

 

Citizenfour

6. Citizenfour, de Laura Poitras : Une immersion en temps réel aux côtés d’Edward Snowden, héros quasi-christique prêt à sacrifier sa propre liberté pour préserver celle des autres. Ce personnage atypique se révèle sous nos yeux, dans sa paranoïa comme dans son intelligence, dans son dévouement comme dans sa modestie. Un documentaire proche du thriller et un huis clos passionnant en compagnie d’un individu qui l’est tout autant.

 

Mia Madre7. Mia madre, de Nanni Moretti : Avec un style épuré et une actrice principale à fleur de peau, Nanni Moretti mêle humour et mélancolie dans une histoire qui se veut universelle. Comment réagir à la perte d’un parent, impuissants que nous sommes face à la mort ? Comment, surtout, continuer à effectuer les petits gestes du quotidien quand l’impensable nous submerge ? Quand même la fiction n’est pas assez forte, la réalité triomphe, inéluctable.

 

Mustang8. Mustang, de Deniz Gamze Ergüven  : Féministe, nécessaire, fougueux, Mustang est de ces films qu’on n’oublie pas, tant pour sa luminosité que sa noirceur, pour son émancipation que son impuissance, pour sa drôlerie que ses non-dits. En dressant le portrait de cinq jeunes filles turques condamnées à des mariages forcés, Deniz Gamze Ergüven entend faire évoluer les mentalités et dépeint l’urgence de vivre, mais surtout de vivre libre.

 

Imitation Game9. Imitation Game, de Morten Tyldum : Un film qui a su faire confiance à son sujet et qui n’a donc pas eu besoin d’artifice de mise en scène pour faire naître l’émotion. Dans les coulisses de la Seconde Guerre mondiale, le destin d’un homme d’exception et celui d’une féministe avant l’heure s’entrecroisent pour mieux dessiner les dessous d’une époque où les tabous sur la sexualité et les choix de vie sont encore loin d’être éradiqués. Quand simplicité rime avec efficacité.

 

Les Nouveaux héros10. Les Nouveaux héros, de Don Hall et Chris Williams : Histoire de super-héros façon Marvel, fond de geekerie japonaise, profondeur émotionnelle à la Pixar et bonhomie disneyienne font des Nouveaux héros un film totalement passionnant dans son hybridité même. Un dessin animé qui défie toute catégorisation genrée, tout en affichant une volonté d’exploser les représentations stéréotypées des personnages surdoués. L’intelligence n’a jamais eu autant de classe.

 

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